C’était une belle journée d’été.

Mon père faisait quelque chose d’assez rare,  qui paraîtrait anodin ou encore essentiel pour certains. Il tondait la pelouse avec notre vieille tondeuse rouge au moteur Honda. Pourquoi ces détails?
Car l’histoire qui suit m’a beaucoup marquée.

Nous tondions seulement une petite partie de notre terrain, une ou deux fois par année. Pourquoi couper les pissenlits, le plantain, le trèfle, source numéro un de nos salades? Chaque fois qu’on sortait la tondeuse, nous étions conscients que nous abattions des milliers de plantes, d’insectes, ainsi que leurs habitats. Dans cette pelouse se trouvait les criquets et les grillons qui nourrissaient mon gecko.
C’était donc une journée de massacre.

Je ne prêtais pas autant attention à cela vers l’âge de six ans. Je jouais un peu plus loin, victime de l’innocence enfantine. J’entendais le son de la tondeuse que mon père repartait plusieurs fois impatiemment. Elle était vieille cette machine. Soudain le son s’arrêta complètement. Mon père me demanda d’approcher.

Il était accroupi et fixait quelque chose au sol. Je m’approchai doucement et me penchai vers ce qui gisait par terre. Une jolie petite couleuvre noire, avec une ligne rouge à l’horizontale qui s’allongeait sur tout le long de son corps; recroquevillé de douleur, se tenait sous mes yeux. Elle avait une entaille sur la tête. Mon papa l’avait accroché avec la machine meurtrière. La couleuvre eut quelques spasmes de fin de vie et arrêta de bouger…

J’avais vue la mort animale à plusieurs reprises, alors qu’on abattait des animaux pour se nourrir, à la pêche ou avec des poules… mais cette couleuvre était sacrifiée pour aucune raison.
Elle méritait de vivre.

Mon papa m’a dit de l’aider. Il me dit de demander à ce qu’elle guérisse. Je ne sais pas si il avait vraiment foi en moi, mais mystérieusement, je savais quoi faire. Je me rappelle que j’ai placé mes mains au dessus de la petite bête mourante et j’ai demandé du plus fort que je pouvais à ce qu’elle guérisse. J’étais persuadée qu’elle n’était pas morte, qu’elle n’avait pas encore abandonnée. Je sentais que l’énergie sortait de mes mains et allait lui donner des forces. Je crois bien que j’ai fermé les yeux. Et quand je les ai rouverts, la couleuvre se remit à bouger. Je continuai à prier pour elle, et elle s’est redressée, puis elle est partie comme si de rien n’était en se faufilant au travers de l’herbe.

Je lu ce jour là, la fierté dans le regard de mon père. Je n’en revenais pas moi même. Mais ceci, pour moi, à été une des plus grandes leçons de ma vie. La preuve que la magie existe, la preuve qu’il y a toujours de l’espoir, et bien d’autres choses.

Je vous laisse à votre tour en soutirer ce que vous avez de besoin.

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